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DURABILITÉ EN ENTREPÔTAugust 27, 2026 · 6 min read

Mobilité Solaire dans la Logistique d'Entrepôt : Où l'Économie Fonctionne Réellement

Des panneaux solaires sur le toit d'un entrepôt et des chariots élévateurs électriques au sol sont souvent présentés comme une seule et même histoire — mais leur association ne devient rentable que sous un ensemble de conditions d'exploitation plus restreint que ne le laisse penser le discours commercial.

Rahimeh Monemi, PhD
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Rahimeh Monemi, PhD
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Warehouse loading dock with rooftop solar panels visible and an electric forklift charging at a wall-mounted station

Installer des panneaux solaires sur le toit d'un entrepôt et déployer des chariots élévateurs et des tracteurs de cour électriques au sol : les deux investissements sont souvent présentés comme une seule histoire — une énergie propre produite sur place, consommée sur place, bouclant la boucle. L'intuition est globalement juste et l'arithmétique est souvent fausse, car elle suppose que la courbe de production solaire d'un site et sa demande de recharge des équipements sont naturellement alignées. Elles ne le sont que sous un ensemble précis et vérifiable de conditions d'exploitation — qu'un exploitant d'entrepôt peut vérifier avant d'engager du capital dans l'un ou l'autre système, a fortiori dans les deux.

Des panneaux solaires sur le toit d'un entrepôt et des chariots élévateurs électriques au sol sont souvent présentés comme une seule et même histoire — mais leur association ne devient rentable que sous un ensemble de conditions d'exploitation plus restreint que ne le laisse penser le discours commercial.

§ 02Concordance des charges : quand la production solaire rencontre la demande de recharge

La production solaire en toiture suit une courbe en cloche centrée sur le milieu de journée, indépendamment de l'activité de l'entrepôt à un moment donné. Un site à équipe unique, fonctionnant environ de 7h à 16h, avec des chariots revenant se recharger pendant les pauses et en fin de poste, connaît une réelle concordance : une part significative de la demande de recharge diurne coïncide avec le pic de production. Un site fonctionnant en deux ou trois équipes, ou une opération de traitement des commandes en continu 24h/24, en connaît beaucoup moins — la demande de recharge ne se concentre pas sur les heures de clarté comme le fait la production, et ce décalage est la première cause de sous-performance des projets combinant solaire et électrification de flotte par rapport à leur modèle de rentabilité initial.

§ 03Où le stockage par batterie change l'équation

Le stockage stationnaire par batterie existe précisément pour combler cet écart — stocker la production de la mi-journée pour la restituer pendant la fenêtre de recharge d'une équipe du soir — mais il ajoute une seconde couche de capital par-dessus à la fois le champ solaire et la flotte électrifiée, et ne s'amortit que sous des conditions que les seules courbes de production et de consommation ne révèlent pas. Le levier qui influence réellement le délai de rentabilité n'est généralement pas le prix de détail de l'électricité du réseau évitée ; c'est la prime de puissance appelée par le fournisseur d'électricité — le tarif basé sur le pic de puissance sur 15 minutes le plus élevé du site pendant une période de facturation, qu'une flotte de chariots se rechargeant simultanément sans coordination peut faire grimper fortement, et que le stockage (ou la planification) peut aplanir.

§ 04La recharge de flotte comme problème d'ordonnancement, pas seulement d'infrastructure

Une fois que la prime de puissance devient la véritable cible, l'intervention la plus rentable n'est souvent pas du matériel supplémentaire — c'est le séquencement. Quel véhicule se recharge en premier en fin d'équipe, combien de chargeurs sont autorisés à appeler du courant simultanément, et si la recharge est limitée pendant la fenêtre de pointe connue du site sont des décisions d'ordonnancement, pas des décisions d'investissement, et elles peuvent réduire sensiblement la pointe de puissance d'un site sans ajouter une seule batterie. Cela transforme le couple solaire-électrification de flotte, d'un exercice d'achat de matériel en un problème d'optimisation : faire correspondre une courbe de production variable et dépendante de la météo à une charge de recharge planifiable et contrôlable, sous une contrainte de prime de puissance fixée par le fournisseur et que l'exploitant peut anticiper.

§ 05Un test simple avant d'investir

Avant de dimensionner un champ solaire et une flotte électrifiée l'un par rapport à l'autre, il faut tracer deux courbes sur le même axe de 24 heures : le profil de production solaire attendu du site, et son profil réel — non supposé — de demande de recharge des véhicules, tiré des rythmes d'équipe et des horaires de quai actuels. La zone de recouvrement représente l'économie réelle, sans stockage ; tout ce qui se situe en dehors est soit de la production perdue, soit de la recharge tirée du réseau, et c'est la taille de cet écart — non la puissance nominale de l'un ou l'autre système — qui devrait déterminer la décision d'investissement dans le stockage et l'ordonnancement.

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